Je m’appelle Anne-Sophie
et j’ai 32 ans

Découvre mon histoire

Je m’appelle Anne-Sophie et j’ai 32 ans.

Lorsque j’ai dit à ma meilleure amie que je pensais être lesbienne, elle a été le répéter aux autres de la classe. À la fin de la journée, une quinzaine d’élèves m’attendaient dans la cours de récréation. J’ai essayé de fuir mais ils étaient trop nombreux. Ils me traitaient de lesbienne et m’insultaient.

C’était pénible. J’avais peur. Je me sentais trahie et humiliée.
Un moment que j’allais me souvenir toute ma vie.

Compréhension

Mes parents ont fait preuve de compréhension en me changeant immédiatement d’école secondaire. Ils ne m’ont jamais demandé si c’était vrai ou pas mais m’ont clairement fait comprendre qu’être homosexuel n’était pas bien vu dans la société et que ce n’était pas des comportements respectables. Ils m’encourageaient même à éviter de côtoyer ce genre de personnes pour éviter tous embarras.

À ce moment-là, j’ai décidé  de ne jamais dire mon secret à qui que ce soit jusqu’à ce que je réussisse à changer.
J’étais un monstre, je voulais changer, je voulais guérir.

Plusieurs années plus tard, lorsque je faisais du bénévolat dans un centre jeunesse, deux conférenciers  d’Arc-en-ciel d’Afrique sont venus parler de la réalité des personnes des communautés LGBT de l’Afrique et des Caraïbes.

Ils ont parlé pendant deux heures de la tolérance et de l’intimidation. Ils ont parlé des conséquences  de cette violence sur l’estime personnelle.

C’est comme s’ils me parlaient à moi directement c’est comme s’ils me disaient :
Anne-Sophie, tu es parfaite comme tu es, tu n’es pas un monstre.

Le fait qu’Arc-en-ciel d’Afrique soit venu animer un atelier sur la tolérance et l’intimidation m’a permis de me libérer de cette homophobie intériorisée.

J’ai cherché auprès de l’organisme des réponses à mes questions.

Au sein de l’organisme, j’ai rencontré d’autres femmes comme moi, qui avaient vécu des réalités similaires et qui étaient maintenant épanouies.

Aujourd’hui je peux fièrement dire que je ne suis pas anormale, je ne suis pas un monstre. Je suis moi-même et fière de l’être.

Fait comme nos membres et aide Arc-en-ciel d’Afrique à mettre sur pied de nouveaux ateliers pour lutter contre l’intimidation et l’intolérance afin que l’histoire d’Anne-Sophie ne se répète plus jamais.

Arc-en-ciel d’Afrique, depuis 2004, au service de la communauté LGBTQ afro-caribéeenne